Tupiza et Potisi

Après un peu de repos, nous voici prêts pour repartir en direction la Bolivie mais cette fois-ci par des routes un minimum asphaltées. La route est belle, les formations géologiques surprenantes, les montagnes de toutes les couleurs.

img_3889

img_3879

Une fois passés la frontière, la campagne bolivienne bat son plein. On traverse des villages construits en adobe. Même les toits sont faits de terre. Les champs sont irrigués pour les cultures de maïs, quinao, soja, fèves et pommes de terres. Les chèvres, les ânes, les lamas et quelques vaches ont l’air de cohabiter paisiblement. C’est beau. On est content d’être de retour en Bolivie.

img_3897

img_3903

Première halte à Tupiza, une petite ville à 2900m entourée de montagnes rouges. On y restera seulement le temps d’une balade dans le centre, d’un tour en tuktuk et d’un goûter un peu gras : un délicieux poulet frit avec des frites !

img_0025

img_9991

img_9999

Puis nous voilà à Potosi.  Sacrée frayeur après nous être engagés dans les ruelles pentues de la ville en camping-car. Potosi est construite sur une colline à plus de 4000m ! Après quelques démarrages en côte odorants et bruyants, on trouve un parking fermé et gardé. Parfait, on va se poser quelques jours, entre une limousine made in Bolivia, un bus, et des dizaines de voitures entassées !

img_0050

La ville est grande et très animée.  Des places et des bâtiments coloniaux organisent le centre.

 

img_0080

img_3926

On a visité la casa de la moneda, où nous avons découvert la fabrication des pièces de monnaie.  Jusqu’en 1951, une grande partie de la monnaie bolivienne était frappée ici. La visite était intéressante et a permis aux garçons de se rendre compte de l’évolution des techniques (de la force de l’homme et des bêtes aux machines électriques en passant par les moteurs à vapeur).

img_0078

Potosi s’est construite autour des mines d’argent. Aujourd’hui encore, elles sont exploitées et se visitent. Après grande hésitation, on s’est décidé à y aller pour montrer aux garçons l’extraction des minéraux et surtout les conditions de travail des mineurs. Pas loupé. Des enfants travaillent dans les mines à partir de 10 ans et les conditions de travail sont les mêmes qu’il y a 200 ans (espérance de vie : 45 ans). Avant de se rendre à la mine, notre guide nous arrête dans une boutique pour acheter des « petits cadeaux » pour les mineurs que nous allons rencontrer dans les galeries. C’est le deal car ils ne perçoivent rien sur les visites.  A choisir : cigarettes artisanales, feuilles de coca, alcool à 96°, pour qu’ils puissent travailler pendant 24 heures successives, matériel pour dynamiter les galeries et boissons fraîches. On ressortira avec une bouteille de fanta, des feuilles de coca et un pain de dynamite. Pas fiers de nous, on se retrouve tous les quatre dans des galeries, à chercher des mineurs pour leur apporter notre mince contribution. No comment. L’effet souhaité a fonctionné. On repart de là, bien chamboulés.

img_3939

img_3933

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close